La Maison d’Accueil Communautaire de Maillen.

Les seniors témoignent ...

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Quand la maison d’accueil communautaire change la vie !

Venir n’a pas été facile.

« 
Venir n’a pas été facile. J’avais peur. Je suis assez timide alors je me demandais si j’arriverais à faire connaissance avec les autres personnes, si je serais à l’aise. Vivant seule, mon médecin traitant m’a conseillé de participer. Il disait que ça me distrairait. Maintenant, j’aspire à être le vendredi. J’aime bien l’assemblée, voir des gens. Je suis à l’aise.
A. »

J’avais envie, je n’osais pas.

« J’avais envie, je n’osais pas. Ma fille m’a aidée à sauter le pas. Et nous y voilà. Le vendredi, jour attendu avec impatience pour se retrouver tous ensemble, une deuxième famille en quelque sorte...
Entouré et dirigé d’une main de maître par Steve, l’homme aux multiples casquettes. Il nous initie aux bricolages, à l’art floral et il nous mitonne de bons petits plats. Il y a aussi Christelle l’animatrice qui tient les cordons de la bourse et Denise notre coach bien-être qui nous accompagnent tout au long de cette journée avec leur gentillesse et tout leur savoir-faire.
J’ai envie de leur dire : « Je vous apprécie beaucoup tous pour ce très beau cadeau que vous nous offrez tous les vendredis ».
A ceux qui voudraient nous rejoindre : venez partager notre joie et notre bonheur. On a besoin de communiquer et de partager pour mieux vivre !
Marcelle A. »

Je suis bien ici comme chez moi

« Je suis contente de venir, d’être en communauté. C’est le seul jour de la semaine auquel j’aspire. Je viens depuis le début et je n’ai raté qu’une fois. J’aime l’ambiance et je me sens bien dans ma peau. D’ailleurs la journée passe trop vite. Je suis bien ici, comme chez moi.
F-E. »

Avant j’avais des idées noires

« Avant j’avais des idées noires, je me demandais pourquoi j’étais sur terre. Dès la première journée d’accueil, il y a eu un flash. C’est indéniable. J’étais peut-être trop renfermée. J’ai un caractère spécial. Je ne me lie pas facilement aux gens. Et là j’ai eu besoin de parler.


Trouvant tout le groupe sympathique et agréable, je me suis livrée sans aucune arrière pensée. Je me sens mieux depuis que je viens. Je suis plus à l’écoute, je parle plus. Je ne m’habille plus tout le temps en noir. Je me laissais aller. J’ai envie de m’entretenir, de redevenir ce que j’étais. J’ai ressorti mes crèmes antirides.

Mes voisins me disent que ça se voit, que j’ai changé. Je ne manquerais pas une réunion. J’en ai besoin. J’ai envie de vivre, sortir. J’ai rencontré un voisin avec lequel je me suis liée d’amitié. J’ai hâte d’arriver au vendredi pour être là. Pour me sortir en une journée de 5 ans de malheur, il fallait qu’il y ait quelque chose qui accroche. 5 ans d’enfermement. Maintenant je sors du tunnel. On se sent utile ici.
Renée »

Sortir de chez moi

« Le fait de sortir de chez moi… Je n’étais pas convaincu. Je n’avais plus envie de rien du tout. Puis je me suis dit je vais essayer, je vais me sortir. Replié sur soi, on rentre tout à l’intérieur. Ici c’est le contraire. On est tous dans les mêmes âges. On est pensionnés, grands-pères et grands-mères. J’ai besoin de parler de choses et d’autres, de l’actualité. Avant j’en parlais avec ma femme. Je n’ai plus de voisins, ni d’amis de mon âge. Ils sont tous partis. Je me libère, je vide mon esprit, je me sens bien. Maintenant je ris de bon cœur.
M. »

Tous les vendredis ...

« Tous les vendredis c’est très agréable parce qu’on se retrouve, c’est convivial. On parle l’un avec l’autre. Quand on n’est pas ici, on est tout seul chez soi. Ici on fait des connaissances, on se rend des services. Le fait de préparer le repas, on se sent inclus, on s’investit et c’est intéressant. On partage des façons de faire tout en cuisinant. Et puis on a un chef hors pair, il nous fait des repas gastronomiques. Avant j’étais beaucoup plus renfermé sur moi-même. Ma famille habite loin et je suis seul ici. Je préférais rester chez moi et boire un verre, puis deux seul. Maintenant je n’éprouve plus ce besoin de rester seul. Je prévois des activités.

Je me sens beaucoup mieux et je suis content de venir ici.
Georges »

Je voudrais qu’on soit tous les jours vendredi !

« Je suis seule, j’ai perdu mon mari. Je suis heureuse de venir ici. Je ne passerais pas un jour et je trouve que ça passe trop vite. Ça me plait bien d’avoir fait la connaissance de toutes les personnes. Steve est très bien, un bon caractère et il nous apprend beaucoup de choses avec patience. Christelle est fort dévouée et est toujours de bonne humeur. On est soigné comme des princes et des princesses. Je voudrais qu’on soit tous les jours vendredi !
M-L L. »

Une énergie positive

« Ce que j’ai toujours ressenti dans ce bâtiment-ci, c’est une énergie positive. Dans ma carrière d’enseignante, c’est le lieu et le village qui m’ont porté. J’aime apporter du positif aux personnes. Ce que j’ai reçu, j’ai envie de le donner aux personnes pour qu’elles arrivent à améliorer et à retrouver le positif de leur passé pour mieux vivre leur présent. Pour pouvoir être mieux aujourd’hui. Parfois j’ai un peu peur parce que je ne connais pas les personnes et j’ai peur de faire ressortir de leur passé trop d’expériences négatives.

Par exemple en sophrologie, je leur demandais des moments positifs dans 3 moments de leur vie : passé, présent, futur. Une personne est venue me voir après l’exercice en me remerciant de lui avoir donné la possibilité de pleurer. Leur témoignage me dit que ça leur fait du bien. C’est important d’exprimer l’émotion ressentie.

Je vois l’évolution chez les personnes âgées dans leur façon de s’habiller et dans leur physique. D’une fois à l’autre, on voit la différence. Les personnes savent qu’elles peuvent se confier et qu’on n’ira pas répéter leurs confidences. Leur santé semble aussi s’améliorer. Même les personnes qui disent que ce n’est pas pour elles parce qu’elles sont trop occupées reviennent de temps à autre. C’est le signe que le groupe apporte quelque chose. A partir du deuxième jour, je me sentais chez elles. J’avais le sentiment que les personnes s’étaient approprié les lieux. »
D, bénévole à la Grande Maison, a été enseignante à l’Ecole des Filles de Maillen.

On reçoit aussi beaucoup

« Le travail réalisé à la maison communautaire a quelque chose de thérapeutique. Nous voyons arriver des personnes avec une histoire, des joies, des chagrins, des épreuves. Et puis des liens se créent, les langues se dénouent, les bras s’ouvrent. L’amitié trouve sa place dans la maison mais aussi en-dehors. Ensemble, on partage les hauts et les bas de chacun. Ensemble, on va vers plus de bien-être. Et ça se voit : l’effet à l’intérieur se voit à l’extérieur. Les personnes s’ouvrent, sourient, s’épanouissent.

En tant que travailleur, on reçoit aussi beaucoup. C’est très motivant !
Christelle Théâte, animatrice GAL »

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